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Le zoroastrisme est la première religion monothéiste[réf. nécessaire] dont Ahura Mazdâ (pehlevi Ohrmazd) est le dieu, seul responsable de la mise en ordre du chaos initial, le créateur du ciel et de
la Terre. Le zoroastrisme est une réforme du mazdéisme[réf. nécessaire], réforme prophétisée par Zarathoustra, dont le nom a été transcrit Zoroastre par les Grecs (Ζωροάστρης, Zōroastrēs). Cette réforme, fondée au cours du Ier millénaire av. J.-C.
dans l'actuel Kurdistan iranien (Iran
occidental), est devenue la religion officielle des Perses sous la dynastie des Sassanides (224-651), jusqu'à ce que
l'islam arrive, même si cette religion a réussi à se fondre dans le patrimoine culturel iranien. En effet, les iraniens
indépendamment de leur religion, accordent beaucoup d'importance aux fêtes zoroastriennes.
Les zoroastriens respectent le feu comme symbole divin. Zoroastre prêchait un dualisme reposant sur la bataille entre le
Bien et le Mal, la Lumière et les Ténèbres, dualisme présent dans l'islam chiite duodécimain. Le principe de
Zoroastre est qu'il existe un esprit saint (Spenta Mainyu), fils de Ahura Mazdā, et un esprit mauvais (Angra Mainyu) (pehlevi Ahriman), esprit incréé, opposés car représentant le jour et la nuit, la
vie et la mort. Ces deux esprits coexistent dans chacun des êtres vivants.
Histoire du zoroastrisme [modifier]
Le zoroastrisme est la première religion monothéiste instituée par les livres qui enseigne donc comme origine de l'univers
Dieu, créateur de l'ordre survenant du rien initial, créateur des mondes.[réf. nécessaire]
Zoroastre prêchait parmi l'Humanité la morale, c'est-à-dire l'ensemble des jugements et des règles légitimes reposant sur le dualisme primordial opposant le Bien et le Mal, transcendance
immatérielle provenant de Dieu créateur.
Le principe zoroastrien est qu'il y a depuis les génèses un esprit saint (Spenta Mainyu) ou esprit de Dieu ainsi qu'un esprit mauvais (Angra Mainyu) incréé au fondement de toute volonté. Ces
deux esprits inspirent chaque être doué d'une âme. Il est conseillé de se soumettre devant le feu comme symbole divin et de respecter la Nature. Selon Zoroastre, le pire pêché de l'Homme est le
mensonge.
Pour certains, la nommation "Zoroastre" est un grade symbolisant la plus haute distinction en tant que religieux. Pour d'autres encore, Zoroastre est connu au travers de la littérature de la
Grèce antique comme étant un mythe.
Dans l'Histoire, la religion zoroastriste s'inscrit comme une réforme de la religion pratiquée par des tribus de langue perse qui se sont installées dans l'Iran occidental entre le IIe et le Ier millénaire av. J.-C. Compte tenu des considérations géographiques, la comparaison du zoroastrisme avec la religion indienne et la religion sémitique est utile pour comprendre sa genèse.
La religion de la période prézoroastrienne d'Iran et la religion indienne avaient une divinité appelé Mitra par les Indiens et Mithra par les Iraniens (où th est prononcé comme en anglais), qui est, entre autres, une divinité solaire. Cette idole a évolué de manière
très divergente chez ces deux peuples. Dans la réforme zoroastriste, Mithra a annexé une partie des fonctions exercées auparavant par des divinités éliminées du panthéon, comme Varuna, voire transformées en "archidémons", comme Indra. En revanche,
pour certains dont François Cornillot, le Mitra "originel" se serait scindé en trois divinités, Mitra, Aryaman et Varuna chez les Indiens, tandis qu'il aurait gardé son unité chez les
Iraniens. La plupart des spécialistes rejettent cette théorie. Ex divinité souveraine, il était devenu le "fils" et le premier des "archanges" d'Ahura Mazdā, qui semble avoir été dérivé de
Varuna. Eliminé dans la première religion zoroastrienne, le culte de Mithra a été réintroduit par les réformes ultérieures.[réf. nécessaire]
La Perse antique, sous la dynastie des Achéménides, n'était plus purement mazdéenne : elle vénérait autant Mithra qu'Ahura Mazdā. Les Grecs considéraient ce dernier comme
équivalent à Zeus, leur dieu céleste. Selon Hérodote (I,
131), la coutume des Perses « est de monter sur les plus hautes montagnes pour offrir des sacrifices à Zeus, dont ils donnent le nom à toute l'étendue du ciel ». Quant à Mithra, il
était étroitement apparenté au Soleil.
Il faut remarquer que le terme ahura est étroitement apparenté à l'indien asura. Dans le Rig-Veda, le mot asura représente une catégorie d'êtres, dieux ou démons, dont le premier est Varuna.
Le culte du *sauma était commun aux Indiens et aux Iraniens. Ce terme est devenu soma chez les premiers et
haoma chez les seconds. Au sens propre, ce mot désignait une plante, l'éphédra[réf. nécessaire], que l'on utilisait pour préparer une boisson hallucinogène. Pensant qu'elle permettait aux dieux de conserver leur immortalité, on la leur offrait lors de sacrifices. Les participants
en buvaient eux-mêmes et accédaient au monde divin, à une « immortalité provisoire ». Dans une langue iranienne parlée à l'est de l'Afghanistan, le wakhī, l'éphédra est appelé yimïk, terme provenant de *haumaka-. Selon le Rig-Veda, l'élément de base du soma est un champignon[réf. nécessaire],
substitution qui s'explique par le fait qu'en Inde, il n'y a pas d'éphédra[réf. nécessaire].
Dans l'actuel Turkménistan méridional (ancienne Margiane), l'archéologue russe Viktor Sarianidi a fouillé les
ruines d'un bâtiment dit de «Togolok-21». Il s'agissait d'un temple où l'on pratiquait le culte du feu et où l'on préparait le haoma. Ce bâtiment faisait partie d'une culture, dite
bactro-margienne, datée de -2200 à -1700, qui s'étendait à l'est jusqu'à la Bactriane, le long du cours de l'Amou-Daria. Sur tout le territoire de cette culture, on a trouvé des amulettes avec des représentations de lutte entre des
serpents et des dragons ayant une attitude nettement agressive, avec des yeux énormes et une gueule grande ouverte. C'était une représentation primitive[réf. nécessaire] de la lutte entre la lumière et les ténèbres, entre la vie et la mort, qui caractérisait
la religion indo-iranienne et que le zoroastrisme conserverait. Il semble que la culture bactro-margienne ait plutôt été
indo-aryenne. Elle contenait également un « substrat » culturel non indo-européen difficile à cerner, comme le prouve le fait même de construire des temples : les vrais
Indo-Iraniens[réf. nécessaire] ont longtemps préféré les sanctuaires en plein air.
Les fondements de cette école sont contenus dans l'enseignement de Zarathushtra lui-même, puisqu'il affirme que le Bon et le Mauvais Esprits étaient jumeaux. Les Achéménides se sont posé la question[réf. nécessaire] de savoir qui était leur père. Certains pensaient que
c'était l'Espace (Thwasha en avestique), d'autres que c'était le Temps (Zrvan). La seconde opinion s'est imposée et les Sassanides l'ont adoptée dès le début de leur dynastie.
Le zervanisme est une doctrine philosophique[réf. nécessaire], mais elle s'est teintée de mythes. On raconte que Zurvān, le dieu primitif, faisait des sacrifices dans l'espoir
d'obtenir un fils. Puisqu'il n'obtint rien durant un millier d'années, il eut des doutes sur l'utilité de ses sacrifices. Le fils tant espéré arriva enfin. Ce fut Ahura Mazdā, dont le nom était
prononcé Ohrmazd à l'époque sassanide[réf. nécessaire]. Mais les doutes de Zurvān dotèrent Ohrmazd d'un jumeau qui était
Ahriman (Angra Mainyu). Les Iraniens considèrent soit que Zurvān a tout seul donné naissance aux jumeaux, soit que c'est sa femme Khvashīzagh qui les a mis au monde. Ahriman
sortit le premier. Son père lui demanda : « Qui es-tu ? ». Ahriman lui répondit qu'il était son fils, mais Zurvān répliqua : « Mon fils est d'une odeur suave, et
il est lumineux, et toi, tu es ténébreux et puant ». Ohrmazd s'étant présenté et ayant une odeur suave, Zurvān le reconnut pour fils. Mais puisqu'Ahriman était sorti le premier, il put
dominer le monde et Ohrmazd fut obligé de lutter contre lui. On pensait que sa victoire aurait lieu 9 000 ans plus tard.
Les zervanistes ont de la sorte une conception pessimiste du monde[réf. nécessaire]. Contrairement à Zarathushtra, ils attribuent une mauvaise nature aux femmes. Dès
leur création par Ohrmazd, elles se rendirent auprès d'Ahriman. Celui-ci leur ayant permis de demander ce qu'elles voudraient, Ohrmazd craignit qu'elle ne voulussent avoir des rapports avec les
« justes » et qu'il n'en résultât du mal pour eux. Il eut alors l'idée de créer le dieu Narsāï et le mit tout nu derrière Ahriman afin d'orienter vers lui le désir des femmes. Ce fut
effectivement ce qui se produisit.
La théologie zervaniste est connue par des textes comme le Bundahishn et par des témoignages d'Arabes. On sait ainsi que la Lumière a produit un certain nombre de personnes[réf. nécessaire] faites
de lumière, d'une nature divine, et que Zurvān était la plus grande d'entre elles. Il fait également partie d'une tétrade : Ashōqār « celui qui rend viril », Frashōqār
« celui qui rend éclatant », Zarōqār « celui qui rend vieux » et Zurvān, qui regroupe ces trois aspects puisqu'il comprend la puberté, la maturité et la vieillesse. Parfois
aussi, on lui donne deux aspects, qui sont le Temps illimité (Zurvān akanāragh) et le Temps à la longue domination (Zurvān dērang-khvadhāy) correspondant à une période de
12 000 ans.
Le zoroastrisme à l'époque
Achéménide [modifier]
Cyrus le Grand et la plupart des souverains de la Perse antique, ont voulu éviter d'imposer
leur religion lors des conquêtes. Au contraire, ils ont laissé aux peuples le libre choix de leur foi et l'ont respecté. C'est sur la base de cette doctrine que lors de la conquête de Babylone la charte des droits des nouveaux sujets de Cyrus le Grand stipulait : « Je n'ai autorisé personne à malmener
le peuple et détruire la ville. J'ai ordonné que toute maison reste indemne, que les biens de personne ne soient pillés. J'ai ordonné que quiconque reste libre dans l'adoration de ses dieux.
J'ai ordonné que chacun soit libre dans sa pensée, son lieu de résidence, sa religion et ses déplacements, que personne ne doit persécuter autrui ».
Alexandre le Grand, après la défaite des Achéménides, ordonna d'incendier les bibliothèques de la Perse, pensant ainsi détruire la pensée zoroastrienne. Mais désirant, cependant,
faire profiter les Grecs de la science et de la philosophie des Iraniens, il ordonna de traduire, avant de les faire détruire, un nombre important de traités se trouvant dans les bibliothèques.
Ces traités ont constitué une partie des fondements de la science et de la philosophie occidentale.
Le zoroastrisme sous les Sassanides [modifier]
On peut dire qu'avec l'avènement de la dynastie des Sassanides en Perse, en 224, commence la période de gloire du zoroastrisme : il devient très officiellement
religion d'État. Le grand-père d'Ardashēr I, le fondateur de cette dynastie, avait été préposé au temple de la grande déesse iranienne Anāhitā, dans la ville de Stakhr (non loin de Persépolis). À son fils Shapur I, Ardashēr déclare : « Ô mon fils, la religion et l'État sont sœurs. Elles ne
peuvent pas survivre l'une sans l'autre. La religion est le contrefort de l'État et l'État est son protecteur. Et ce qui est privé de son support s'écroule et ce qui n'est pas défendu est
perdu. »
Les prêtres de rang supérieur étaient alors appelés des mōbadh. La Perse était divisée en districts ecclésiastiques confiés à des mōbadh. Tous étaient placés sous
l'autorité du mōbadhān mōbadh, qui était l'équivalent exact du shahanshah dans le domaine laïc, c'est-à-dire du « roi des rois », l'empereur des Perses. Cette
unification fut surtout l'œuvre du mōbadh Kartir, dont la carrière commença sous le règne de Shapur I et qui devint mōbadhān mōbadh sous le règne de son successeur. À un rang
inférieur, se trouvaient les mōgh, terme qui est devenu magus chez les auteurs gréco-latins, puis mage en français, et qui a servi à désigner tous les prêtres iraniens. Les mōghān mōgh étaient des préposés des grands temples.
Certains considèrent que le zoroastrisme joua en Perse un rôle encore plus important que le catholicisme dans l'Europe du Moyen Âge [1], tant la religion imprégnait la vie des gens.
Le zoroastrisme et l'arrivée de l'islam
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L'arrivée des conquérants arabes qui a eu lieu lors de l'expansion de l'islam, au milieu du VIIe siècle, a provoqué la défaite des sassanides. L'islam considère les zoroastriens comme Gens du livre, au même titre que les juifs et les chrétiens, cependant pour imposer l'islam,
ils ont ordonné, partout où ils pouvaient trouver un traité ou un écrit, de le détruire par le feu ou par l'eau. De ce fait, il y eut une progressive diminution en importance de la culture
perse, cette dernière ne formant plus qu'une des multiples facettes de l'immense empire islamique, qui s'étendait des Pyrénées à l'Indus.
La majorité des Perses se convertirent donc graduellement à l'islam, mais il subsiste encore aujourd'hui une communauté
zoroastrienne en Iran (environ 40 000 fidèles) essentiellement dans la ville de Yazd. Cette œuvre d'oppression se poursuivit
longtemps en Iran, jusqu'à l'époque du Chah Reza
Pahlavi, qui mit officiellement fin à l'oppression contre les zoroastriens et les adeptes des minorités religieuses.
Aujourd'hui il n'y a plus, environ, que 200 000 zoroastriens dans le monde, essentiellement en Inde (les Pârsî), en Iran et dans les diasporas aux États-Unis et en
Grande-Bretagne. Le zoroastrisme reste, cependant, un élément important de la civilisation iranienne, et a joué un rôle
important dans l'histoire politique et religieuse du Proche-Orient pendant plus d'un millénaire. Par ailleurs de nombreuses traditions iraniennes ainsi que le calendrier iranien ont des
origines zoroastriennes. Des éléments de cette religion survivent dans le parsisme, un développement autonome du
zoroastrisme dans le monde, qui se situe aujourd'hui en Inde.
Principes et textes du zoroastrisme [modifier]
Au début, la doctrine de Zoroastre s'est transmise oralement, comme d'autres. Puis lorsqu'un alphabet adéquat fut développé, l'Avesta, ensemble de textes sacrés, a été écrit. Mais, du texte initial, seul le quart est arrivé jusqu'à nous : les manuscrits ont été perdus
ou détruits une première fois lors de l'invasion d'Alexandre le Grand qui fit brûler la bibliothèque du
palais de Persépolis et une seconde fois lors de l'invasion arabe au VIIe siècle. Malgré tout l'équivalent d'un millier
de pages sont parvenus jusqu'à notre époque. Les textes les plus sacrés sont dix-sept Gathas ou
« hymnes sacrés » reconnus comme de Zoroastre lui-même, et témoignant de sa personnalité. Ils sont rédigés dans la langue la plus ancienne et la plus difficile à interpréter.
Zoroastre n'a jamais prétendu être un prophète, il s'est contenté de donner des directions de recherche spirituelle. Les zoroastriens considèrent que leur dieu n'a pas besoin d'adoration, pas
besoin d'intermédiaires, ne joue pas de l'ignorance des peuples.
Dans la doctrine de Zoroastre, chaque personne répond de ses actes en vertu de la nature de son « Fravahr », l'équivalent du karma hindouiste. La doctrine se résume en une maxime : Humata,
Hukhta, Huvarshta ("Bonnes Pensées, Bons Mots, Bonnes Actions").
Zoroastre a condamné les rites et les sacrifices traditionnels offerts aux dieux par les Perses, mais il a gardé la tradition du culte du feu. Il a fondé sa doctrine sur la « bonne
pensée », la « bonne parole » et la « bonne action ». Il s'était rendu compte que toute l'évolution du monde était basée sur « l'action » et « la
réaction », donc la réponse à toute attitude charitable lui parut être la « bonne action ». Si en société, les gens s'adonnent à la bonté ils ne récolteront que la bonté et s'ils
se livrent à la méchanceté, ils seront envahis par le mal.
Selon Zoroastre, la « bonté » est quelque chose comme une lumière qui vient du fond de soi, et cette bonté est inhérente à l'homme. Il y a en tout homme deux tendances l'une qui le
porte au bien, l'autre qui le porte au mal ; ce que propose Zoroastre, c'est de toujours choisir le côté du bien, et cela se fait par une constante dialectique. Mais c'est l'homme qui
choisit ; il n'y a pas d'obligation et celui qui remplit sa responsabilité pleine et entière envers les autres est un Saoshyant.
Zoroastre a nommé son dieu Ahura Mazda, force créatrice du monde et des quatre éléments, l'eau, la terre, le feu et
l'air, éléments que les zoroastriens vénèrent et respectent au plus haut point puisque venant du dieu. Il a aussi créé l'homme en lui donnant son libre arbitre afin qu'il puisse toujours
choisir ce qu'il a à faire entre le bien et le mal. Tout homme est l'ouvrier du dieu pour transfigurer le monde. Les trois commandements zoroastriens sont : « bonne pensée »,
« bonne parole », « bonne action », mais dans le monde, il n'y a qu'une voie, c'est la voie de la « droiture ».
Les zoroastriens admettent une vie après la mort et un jugement des âmes; chaque être humain étant jugé selon ses mérites. Le fravahr est un des symboles de la doctrine de Zoroastre : c'est l'esprit de l'homme pré-existant à sa naissance et qui perdurera après sa mort
et il ne peut se substituer à ce Dieu. Si les bonnes actions l'emportent sur les mauvaises, l'âme monte au ciel par un pont au-delà duquel l'attend le Seigneur de la Lumière. Dans le
cas contraire, il s'agit d'une descente en Enfer. Mais lorsqu'enfin l'enfer lui-même sera purifié, le royaume du Dieu s'installera sur Terre. Il existe donc toujours une possibilité de
rédemption réelle des plus « méchants ».
Un autre thème important du zoroastrisme est donc sa promesse d'une vie éternelle après la mort, où les âmes seront départagées
lors de la traversée du « Pont de Chinvat », et finissent soit au paradis, soit en enfer, soit au purgatoire. La notion de résurrection existe, celle-ci surviendra à la fin des temps
avec l'avènement du « Saoshyant » qui rétablira la justice par une régénération du monde.
Le zoroastrisme préfigure ainsi le Messianisme.
oiseau VAREGHNA représentant la "Xvarnah", la gloire royale, le culte d'Ahura Mazdâ est aniconique
La partie la plus ancienne de l'Avesta, le texte sacré des zoroastriens, est constituée d'hymnes, les Gāthās, censés avoir été composés par Zarathushtra lui-même. Il y apparaît nettement comme un prêtre. Ahura Mazdā lui aurait donné la
mission de rénover l'ancienne religion, s'affirmant comme le seul dieu du Bien, incarnation de la lumière, de la vie et de la vérité. Zarathushtra condamne le culte du haoma (étant
entre autres, le culte de sacrifice du Taureau qui est l'animal le plus sacré reconnu par Zarathushtra), ainsi que la pratique des sacrifices sanglants, Ahura Mazdā étant immortel par lui-même.
Il enlève au Feu sa condition divine pour en faire un symbole concret de la Lumière. Ce n'est désormais plus en tant que dieu que le Feu est vénéré, mais en tant qu'aspect éminent
d'Ahura Mazdā.
L'enseignement de Zoroastre se présente sous la forme de 17 "hymnes" appelés Gāthās.
Un combat cosmique entre Aša "La Vérité" (pahlavi : Ahlāyīh) et Druj "Le Mensonge"
(pahlavi : Druz) est présenté comme base de toute existence. C'est un paradigme comparable au combat entre le "bien" et le "mal", l'"ombre" et la "lumière". Les deux forces en
présence sont Ahura Mazdā (Ohrmazd), alias Dieu, et Ahriman : le Bien et le Mal incarnés.
Zoroastre décrit Ahura Mazdā en une série de questions rhétoriques : « Qui établit la course du Soleil et des étoiles ? », « Qui nourrit et abreuve les
plantes ? », « Qui créa l'ombre et la lumière ? », « A travers qui existent l'aurore, le crépuscule et la nuit ? » (Yasna 44, 4-6).
D'autres immortels de premier plan sont Geush Urvan, défenseur des animaux et Sraōša (pahlavi : Srōš) « Obéissance ».
Les Gāthā parlent des relations entre Ahura Mazdā et six catégories divines appelées les Amesha
Spenta, Immortels Bénéfiques. Ce sont :
- Vohu Manō : Bonne Pensée (Vohu Manu (pahlavi : Wahman), « bonne âme » : le principe du « bon » ;).
- Asha Vahishta : Meilleure Rectitude (Ašəm, après Ašəm Vahištəm (pahlavi : Ardwahišt) : « droit », vérité et incarnation de ce qui est
« vrai », « bon » et « juste », la loi et les règles).
- Xshathra Varya : Empire Désirable (Xšaθra- Vairya- (pahlavi : Šahrewar) : « meilleure règle », le pouvoir et le royaume d'Ahura Mazdā, gardien des
métaux).
- Spenta Armaiti : Bénéfique Pensée Parfaite (Spɚnta- Ārmatay-, (pahlavi : Spandarmad) : « pensée sacrée » : l'immortelle incarnation de la
Terre).
- Haurvatāt : Intégrité (Haurvatat : « perfection »).
- Ameretāt : Non-Mort (Amərətatāt (pahlavi : Amurdād) : « immortalité », le gardien de la nourriture et des plantes).
Ces Immortels ne sont pas dissociables les uns des autres dans les Gâthâs et ne sont pas personnifiés. Il ne s'agit pas de polythéisme.
Très proche de Vohu Manō, se trouve Spenta Mainyu, l'Esprit Bénéfique, lequel est opposé à Angra Mainyu, l'Esprit Mauvais, incarnation des ténèbres et de la
mort. Bien qu'ennemis, ces deux Esprits sont jumeaux. À l'époque des Sassanides, Spenta Mainyu sera identifié à Ahura
Mazdā. Angra Mainyu est aidé par des démons, les daēva. Leur nom provient de l'ancienne dénomination indo-européenne des dieux, prononcée deva en sanskrit et avestique, qui a acquis un sens négatif dans la totalité du monde
iranien (en faisant référence à la force du mal gouvernée par Angra Mainyu, avec une double face qui est le symbole du mensonge, contrairement au monde indien qui a gardé son sens
positif), donc à une époque assez reculée. N'ayant plus de mots pour désigner les (bons) dieux, les Iraniens ont dû en inventer un autre, qui a été yazata(Yazata signifie "digne d'être
adoré"). Les six Amesha Spenta sont qualifiés de yazata.
Les autres parties de l'Avesta sont clairement postérieures aux Gāthās. C'est en particulier le cas d'hymnes appelés les Yasht, où l'on voit resurgir tout un panthéon que
Zarathushtra avait voulu éliminer. Ils sont la plus importante source d'information sur la mythologie iranienne. Le dixième Yasht est tout entier dévoué à la glorification de Mithra.
Que s'est-il donc passé ? La tentation de Zarathushtra d'imposer une forme d'hénothéisme a-t-elle
échoué ? Selon beaucoup d'experts zoroastriens, ce livre a été influencé par les pensées polythéistes et mithraistes pré-zoroastriennes. Ce que Zoroastre avait fait était de rabaisser
toutes ces divinités au rang d'anges et de faire d'Ahura Mazdā leurs chefs et le Dieu unique. Le problème dans les Yasht est juste le terme utilisé pour parler de ces "divinités" (Mithra,
Anahita, etc.). Elles sont appelées "Yazata" ou "dignes d'adoration" alors que Zoroastre lui-même n'a jamais employé ce mot et ne considérait que le Dieu unique comme "digne d'adoration".
Le pays où Zarathushtra aurait prêché est appelé airyānem vaējō «le domaine des Aryens» par l'Avesta. Ce n'est pas très riche en renseignements, car Airya possède une vaste
signification : c'est l'auto-ethnonyme de tous les Iraniens. Les spécialistes s'accordent à situer ce pays plus précisément dans le Turkestan occidental. Les Gāthās ont sûrement été composés à une époque pré-Achéménide, donc avant le VIe siècle av. J.-C.. Ils dépeignent une société rurale d'éleveurs et de cultivateurs sédentaires conservant un système de relations claniques
et tribales. On y trouve une protestation contre l'apparition d'une élite dominante. L'Avesta connaît le bronze, mais pas le
fer. Il convient de remarquer la langue des Gāthās est si proche de celle du Rig-Veda que leurs locuteurs pouvaient sans doute se comprendre.
D'après une école de spécialistes, il n'y a pas de différence fondamentale entre le Rig-Veda et les Gāthās, le culte d'Ahura Mazdā étant le résultat d'une lente évolution. Cela permettrait de
nier l'existence de Zarathushtra. À ce sujet, Bernard Sergent a démontré que les épisodes de sa vie, tels qu'ils sont racontés dans les textes iraniens, sont mythiques : ce personnage ne
serait rien d'autre que le «modèle» du prêtre indo-européen, modèle d'une telle ancienneté qu'on le retrouve chez les Celtes, en
la personne de Merlin (« Merlin et Zarathushtra », Bruxelles,
Ollodagos, Actes de la société belge d'études celtiques, Vol. XIX, 2005, pp. 7–50). Dans ce cas, le terme de « mazdéisme » devrait être préféré à celui de
« zoroastrisme ».
Mais en quoi une même réalité exprimée par les Rig-Veda et par les Gāthās pourrait-elle nier l'existence d'un homme ? Et en quoi l'existence d'un homme ne pourrait-elle pas se révéler
également symbolique et si importante qu'elle soit prise comme modèle ?
Chez les zoroastriens les rites sont assez légers, même s'ils ne sont pas mentionnés dans les Gāthās et ne sont pas obligatoires : prier cinq fois par jour pour se rappeler que la droiture
est une bonne chose, que le bien est une bonne chose ; faire une fête une fois par mois, plus cinq jours pour préparer le nouvel an. En se purifiant, prendre le repas avec nappe,
nourriture, pains et fleurs.
La naissance d'un Parsi n'est pas vraiment accompagnée de rites religieux. Durant son premier anniversaire, il peut effectuer sa Présentation au Temple, où le prêtre le marque au front avec de
la cendre du Feu sacré et récite des bénédictions. Ce n'est pas une cérémonie obligatoire, tout au contraire du naojote, qui doit être effectué au maximum à l'âge de 15 ans, tant pour
les garçons que pour les filles. C'est l'initiation, qui marque l'arrivée du Parsi à l'âge adulte. Chez lui, et non dans un temple, le Parsi reçoit une tunique blanche, le sudreh,
nouée à la taille par un cordon de laine, le kūsti. Un Parsi pieux ne devrait jamais rester sans tunique, et lorsqu'il faut la changer, il devrait réciter des prières appropriées. Sans
cette initiation, son âme resterait dans un état en quelque sorte virtuel et il vivrait comme un paria.
Chez les Parsis, le mariage est obligatoire et la stérilité est conçue comme une malédiction. Certains rites remontent au plus lointain passé indo-européen, comme le bain de la mariée. Les
Parsis ne se marient qu'entre eux. Ce n'est pas une coutume nouvelle : dans la Perse sassanide, il était interdit d'épouser un non-zoroastrien. Bien plus, le contact avec des
« infidèles » est source de souillures. Si l'on a mangé de la nourriture préparée par un non-zoroastrien ou si l'on a effectué un voyage, il est nécessaire d'effectuer des rites de
purification.
La vie étant conçue comme un don d'Ahura Mazdā, la mort ne peut être considérée qu'avec horreur. On pense que la décomposition du corps est l'œuvre d'un démon. Des Parsis formant une sorte de
caste, les Nasālāsar sont chargés d'emmener les morts dans des « Tours du Silence », appelées dakhmā par les Parsis. L'âme du mort reste trois jours dans la Tour. Le
quatrième jour, elle la quitte, mais elle doit alors franchir un pont. À ce stade, se produit une manière de jugement : l'âme du juste franchit le pont et accède à la Maison des Chants, tandis que celle du méchant tombe dans les enfers. Cependant, toutes les âmes jouiront de l'instauration d'un paradis terrestre consécutive à la victoire d'Ahura Mazdā sur l'Esprit du Mal. Il
s'agit d'une résurrection diffèrant de celle des chrétiens. L'enfer des zoroastriens est donc plutôt un
purgatoire où l'on attend sa résurrection.
La pratique du décharnement des corps remonte à un lointain passé et se retrouve dans les hauts villages du Tibet. On
trouve également en Inde des tours du silence utilisées actuellement, notamment à Bombay. En Iran leur utilisation a été interdite par Reza Pahlavi dans les
années 1960. On peut cependant en voir des ruines à Yazd.
Le zoroastrisme et la société [modifier]
Dans la doctrine de Zoroastre toute personne doit répondre de ses actes par la bonne pensée, or la bonne pensée est directement liée à la culture, les adeptes de cette doctrine ne doivent donc
pas mettre en œuvre une parole quelconque de Zoroastre qui ne correspondrait pas à la science moderne. Les préceptes de Zoroastre sur la morale collective et les liens qui attachent les hommes
restent encore aujourd'hui d'actualité, alors que la plupart des religions ne leur ont pas accordé d'importance. Par exemple :
- L'égalité des hommes et des femmes a été soulignée à maintes reprises dans les Gāthās et réalisée dans l'histoire de la Perse antique par l'avènement au pouvoir de femmes telle que
Pourandokht.
- Préserver la pureté de l'eau, de la terre, de l'air et du feu est un autre précepte des adeptes de cette religion. Cependant, comme l'air, l'eau et la terre sont les éléments divins qui
existent sans le concours de l'être humain alors que le feu est l'élément divin qui a besoin du concours de l'homme pour être entretenu, pour continuer d'exister, les Zoroastriens vénèrent plus
que tout le feu sacré car il exprime mieux que tout le véhicule de communication entre Ahura Mazda et les hommes.
- L'esclavage et la soumission de l'être humain, présents dans d'autres religions, sont complètement rejetés dans la doctrine de Zoroastre.
- Cette doctrine met l'accent sur l'importance de la récolte et rejette toute idée de paresse, de vivre au crochet d'autrui, de voler le bien d'autrui. Chacun doit vivre de ses efforts et
pouvoir bénéficier de sa propre récolte.
- L'idolâtrie, l'adoration de la pierre ou tout autre lieu construit, sont prohibées dans la pensée de Zoroastre. La maison de Dieu n'est pas celle construite par l'homme mais le cœur et
l'esprit de ce dernier.
- Aucune oppression ne peut être admise à l'égard des hommes, et si nécessaire, il faut se soulever pour l'éliminer.
- Aucun mal ne doit être commis à l'égard des animaux et leur sacrifice doit être considéré comme un crime des hommes à leur égard.
Dans le calendrier zoroastrien, chaque mois était divisé en deux périodes de 7 jours et deux
périodes de 8 jours, donc en 30 jours qui portaient tous des noms de divinités. Ces quatre périodes commençaient respectivement par les jours d'Ohrmazd, d'Ādhur (le Feu), de Mihr (Mithra) et de
Dēn, la religion mazdéenne personnifiée (Dēn mazdayasn, aussi appelée Bēdukht « fille de Dieu »). On voit que l'hénothéisme de Zarathushtra n'était pas plus vivant dans la Perse sassanide qu'aux époques antérieures, et cela d'autant plus que les
rois des rois continuaient à vénérer Mithra. Cependant, six jours de la première période portaient les noms des Amesha Spenta. Elle s'achevait par le jour Dadhv « le Créateur »
(Ohrmazd), qui clôturait également les deux périodes suivantes.
Le principe de ce découpage est décrit dans le chapitre III du Bundahishn « la Création Originelle », ouvrage probablement compilé à la fin de la dynastie des Sassanides (au
VIIe siècle). C'est un
traité qui parle de cosmologie, d'astronomie et d'eschatologie, et qui donne également des listes de rivières, de montagnes et de plantes.
Les douze mois portaient également des noms de divinités. On y reconnaît les noms des Amesha Spenta :
- Fravardīn (les fravarshi)
- Urdvahisht (Asha Vahishta)
- Khvardādh (Haurvatāt)
- Tīr (Tishtrya, le dieu des Pluies)
- Amurdādh (Ameretāt)
- Shahrēvar (Xshathra Vairya)
- Mihr
- Ābhān (« les eaux », Anāhitā)
- Ādhur
- Dadhv
- Vahman (Vohu Manō)
- Spandarmadh (Spenta Armaiti)
Les fravarshi étaient des esprits tutélaires des morts, la partie protectrice de leurs âmes, qui revenaient durant les cinq derniers jours de l'année. C'était alors la fête de
Fravardīghān, aussi appelée Hamaspathmaēdaya. Il s'agissait de cinq jours supplémentaires, nommés d'après les noms des cinq Gāthās, qui s'ajoutaient aux 12
mois de 30 jours. Cette fête, au caractère carnavalesque, était suivie par le Naurūz, le Nouvel An, le 1er Fravardīn. Malgré la conversion des Perses à l'islam et l'adoption du calendrier musulman, le Naurūz est toujours resté vivant. Il est célébré à l'équinoxe du printemps. Une autre grande fête était celle de Mihr, Mihrgān, au jour de Mihr (le 16e) du mois de Mihr. Elle
avait lieu à l'automne et coïncidait avec le début de l'année avant l'époque des Sassanides. On peut également mentionner six fêtes de cinq jours réparties sur toute l'année, le
Hamaspathmaēdaya étant la dernière. On les appelait les Gāhanbār (phases de création).
Tout temple, quel que soit le dieu (ou les dieux) auxquels il était consacré, comprenait un autel du feu. Il était placé dans une pièce sombre, afin que le feu sacré ne fût pas touché par les
rayons du soleil. Les prêtres l'entretenaient selon un rituel extrêmement strict. Trois temples jouaient un rôle majeur : celui du Feu de Farnbagh, qui se serait trouvé
dans la ville de Kāriyān (région du Fars),
celui du Feu de Gushnasp, à Gandja dans l'actuel Azerbaïdjan, et celui du Feu de Burzēn-Mihr, au nord-ouest de Nishapur. Ces feux étaient respectivement celui des prêtres, celui des rois et celui des agriculteurs. Ils correspondent aux trois fonctions
reconnues par Georges Dumézil chez tous les peuples indo-européens : la fonction cléricale, la
fonction guerrière (à laquelle se rattachaient les rois) et la fonction de production. Ainsi, l'Avesta récent reconnaît trois
états, celui des prêtres, celui des guerriers et celui des agriculteurs. Quand un empereur montait sur le trône, il effectuait une visite solennelle au Feu de Gushnasp. Il lui demandait
également son aide pour vaincre ses ennemis.
Les Arabes entreprirent la conquête de la Perse à partir de 636. La
dynastie sassanide s'effondra en 651 à la mort de son dernier souverain, Yazdgard III. Les Perses abandonnèrent le culte zoroastrien au profit de l'islam ; seules Yazd et Kerman, au centre du plateau iranien, demeurèrent des fiefs de leur ancienne religion. Les Arabes appelèrent ces
zoroastriens des Gaur «Infidèles», terme qui est devenu Guèbres en France. Aujourd'hui, il en resterait environ 30 000, dont 6 000 à Yazd. Cependant, de nombreux
pratiquants s'installèrent dans le nord de l'Inde actuelle où ils sont connus sous le nom de Pârsî. Ce terme n'est qu'une traduction en perse, du mot Persan. Aujourd'hui, les deux tiers de la communauté se trouvent à
Mumbai.
Influences générées [modifier]
La profondeur intellectuelle de son système a exercé une grande influence sur les doctrines judéo-chrétiennes (influence mentionnée dans le Manuel de discipline trouvé parmi les
« rouleaux de la mer Morte »). On retrouve tous les thèmes du Zoroastrisme sous une forme semblable dans le
judaïsme, le christianisme et l'islam.
L'empereur perse Cyrus le Grand mit fin à l'exil des juifs, en libérant Jérusalem de la
domination babylonienne et en autorisant la construction du Second Temple. La plupart des
textes judaïques traitant de la vie après la mort appartiennent à la période de domination perse en Palestine, ce qui laisse penser à une influence zoroastrienne. Ils ne sont attestés dans les
écrits juifs que postérieurement à la captivité de Babylone (597 à 538
av. J.-C.), période pendant laquelle les élites juives, en exil à Babylone, entrèrent en contact avec la Perse et les religions iraniennes et kurdes.
Plusieurs auteurs et penseurs musulmans, tels Sohrawardi (1155-1191), initiateur du courant des « Ishraqiyoun », ont tenté
d'intégrer Zarathoustra à la lignée prophétique abrahamique, mais il s'agit là d'une tentative de récupération. On peut aussi retrouver la source de certaines pratiques musulmanes dans le
zoroastrisme. Par exemple dans le chapitre 138 du Livre I de Hérodote : « ...c'est le prêt qu'ils détestent, car
ils pensent que ceux qui empruntent seront obligés parfois de mentir ».
Le changement des mœurs que les zoroastriens veulent, ils travaillent à l'obtenir par la droiture, par des actes justes et bons, et de ce fait le Zoroastrisme a eu aussi une grande influence sur le plan philosophique en occident : Platon, Voltaire, Nietzsche, mais aussi Plutarque, Pythagore, Aristote, Montaigne, Érasme, Goethe, Hegel, et même Karl Marx.